L’intégration e-commerce représente un véritable défi pour les retailers souhaitant déployer une stratégie de unified commerce. Les systèmes disparates et les API propriétaires rendent la synchronisation des données complexe, affectant directement l’efficacité opérationnelle.
Les infrastructures existantes, souvent anciennes, aggravent cette situation. Elles nécessitent parfois des solutions middleware coûteuses pour combler les lacunes technologiques. Les entreprises doivent composer avec une complexité croissante lorsqu’il s’agit d’unifier stocks, données clients et transactions à travers un écosystème de canaux en constante expansion.
L’intégration des systèmes de paiement ajoute un niveau supplémentaire de sécurité et de conformité réglementaire, rendant l’objectif d’un commerce fluide encore plus difficile à atteindre.
Pourtant, relever ces défis d’intégration permet de se démarquer dans un retail fragmenté et ultra-concurrentiel.
Intégration multi-canale : un chantier complexe pour les plateformes e-commerce
Si le unified commerce est au cœur des transformations digitales, intégrer l’ensemble des canaux de vente au sein d’une plateforme e-commerce pose de nombreux défis techniques.
Chaque canal dispose de schémas de données et d’APIs spécifiques, obligeant les entreprises à développer des stratégies d’intégration complexes, qui allongent les délais de mise en œuvre et alourdissent les coûts.
Les systèmes hérités (legacy) compliquent davantage la donne. Ils créent des barrières d’incompatibilité qui peuvent provoquer des perturbations importantes lors des migrations.
Dans ce contexte, une plateforme de unified commerce efficace doit intégrer des solutions middleware capables de gérer les mises à jour d’API, tout en assurant une gouvernance des données automatisée. Ces mécanismes sont essentiels pour garantir l’intégrité des données à travers tous les canaux.
Complexité des systèmes legacy et dette technique

Les systèmes legacy constituent un frein majeur à la modernisation e-commerce.D’ailleurs, 35 % des décideurs n’ont engagé aucune démarche de remplacement de leur infrastructure obsolète.
Les ERP et solutions POS fortement personnalisés, répartis sur plusieurs points de vente, posent d’importants problèmes d’intégration et ralentissent les projets de unification.
Les freins sont souvent financiers : les entreprises perçoivent le coût de remplacement comme trop élevé, malgré les bénéfices à long terme.
Résultat : les performances se dégradent, les éditeurs n’apportent plus de support, et les inefficacités opérationnelles s’accumulent.
L’intégration d’architectures anciennes avec des technologies modernes génère de nombreux problèmes de qualité de données : doublons, incohérences, formats non alignés… Ces anomalies nuisent à l’efficacité du e-commerce et prolongent la dette technique, retardant le passage à des solutions de commerce unifié.
Qualité des données et intégration multi-canal
Au-delà des obstacles techniques liés aux systèmes legacy, la gestion de la qualité des données reste un enjeu majeur pour les plateformes e-commerce multi-canales.
Chaque nouveau canal intégré implique une complexité croissante au niveau du mapping des attributs produits et augmente le risque d’erreurs de données, avec des impacts directs sur la gestion des stocks et les commandes clients.
Les solutions de gestion de flux middleware proposent des intégrations préconstruites qui simplifient les processus de transformation de données. Elles permettent de tester rapidement de nouveaux canaux tout en limitant les risques d’erreur.
Cependant, une gouvernance des données solide reste indispensable. Cela inclut : des audits réguliers, des protocoles établis pour identifier et corriger rapidement les anomalies, et un cadre clair pour l’intégration avec des systèmes anciens souvent propices aux incohérences.
Ces dispositifs sont essentiels pour assurer la cohérence, la fiabilité et l’évolutivité des données dans une logique de unified commerce.
Fragmentation de l’expérience client entre les différents points de contact

La quasi-totalité des retailers performants s’accorde à dire que des expériences client fragmentées nuisent fortement à la valeur perçue de la marque et aux taux de conversion.
Pourtant, bien que 99 % des retailers reconnaissent que le unified commerce a un impact direct sur la rentabilité, la mise en œuvre reste lente :seuls 42 % estiment que leurs points de vente physiques sont réellement prêts à être intégrés dans une stratégie de unified commerce. Résultat : des parcours clients décousus entre les canaux.
Ce désalignement provient principalement de systèmes mal intégrés, incapables de synchroniser en temps réel les données d’inventaire et les informations clients.
Face à ces défis, les retailers les plus avancés investissent massivement dans des solutions de gestion des données à grande échelle, dont l’adoption devrait passer de 80 % à 90 % d’ici trois ans. Ces outils permettent une vision unifiée du client, éliminant les incohérences entre les points de contact physiques et digitaux.
Silos organisationnels et collaboration interservices
Les silos organisationnels constituent l’un des freins majeurs à la mise en œuvre du unified commerce. Aujourd’hui, 55 % des retailers déclarent ne pas disposer des outils ou ressources nécessaires pour favoriser la collaboration interservices.
Pour sortir de cette logique cloisonnée, il est essentiel de mettre en place une gouvernance claire favorisant des objectifs communs centrés sur le client, et non plus sur des KPIs isolés par service.
Des protocoles de partage de données bien définis entre les équipes (marketing, ventes, IT) permettent de construire une vision client complète et de garantir des expériences cohérentes sur l’ensemble des points de contact.
En transformant les opérations fragmentées en un écosystème retail unifié, les entreprises peuvent offrir un parcours client plus fluide et plus performant.
Briser les silos pour réussir l’intégration e-commerce

Si la technologie constitue la base du unified commerce, la véritable difficulté réside dans la collaboration entre les départements.
Lorsque les services fonctionnent en vase clos, les données clients restent éparpillées, ce qui complique la création d’une vision client unifiée – pourtant indispensable à une expérience sans couture.
Les entreprises qui favorisent la collaboration entre marketing, ventes et IT enregistrent des taux de réussite bien plus élevés dans leurs projets de transformation digitale.
Mais faute de coordination interne, 45 % des retailers n’ont toujours pas de feuille de route stratégique pour le unified commerce. Les dirigeants doivent donc prioriser l’alignement interservices pour fluidifier les processus d’intégration.
Ceux qui réussissent à démanteler ces silos organisationnels prennent une longueur d’avance, en créant des parcours clients cohérents et différenciants.
Protocoles de partage de données : la base du commerce unifié
Des protocoles de partage de données efficaces sont essentiels pour surmonter les silos organisationnels qui freinent les projets de unified commerce.
Ils permettent de maintenir l’intégrité des données entre des systèmes hétérogènes et facilitent une collaboration fluide entre les équipes.
Les solutions middleware jouent ici un rôle clé : elles offrent des interfaces standardisées qui assurent la compatibilité et la communication entre les systèmes existants.
Grâce à une gouvernance des données rigoureuse, les entreprises s’assurent que les informations clients restent fiables, cohérentes et actualisées tout au long du parcours.
Les marques qui adoptent cette approche obtiennent des avantages concurrentiels durables, en développant des expériences personnalisées à partir de données partagées et centralisées.
Synchronisation en temps réel de l’inventaire et des commandes
La visibilité en temps réel sur les stocks reste un obstacle majeur pour les retailers : 55 % déclarent ne pas disposer des outils nécessaires pour activer une stratégie de unified commerce efficace.
Ces lacunes entraînent des goulots d’étranglement dans la préparation des commandes, augmentent les risques de survente, et nuisent à la satisfaction client.
Les systèmes legacy accentuent ces problèmes, car ils empêchent la synchronisation fluide entre la gestion des stocks et le traitement des commandes, pourtant indispensable à une expérience omnicanale fluide.
Les défis de la visibilité des stocks
Synchroniser les données d’inventaire sur l’ensemble des canaux de vente est l’un des plus grands défis de l’intégration e-commerce.
Malgré un investissement massif dans des solutions de gestion d’inventaire en temps réel (80 % des retailers), seuls 42 % des dirigeants estiment que leurs magasins physiques sont prêts à soutenir une approche unified commerce.
Les systèmes anciens produisent des données inexactes ou incomplètes, ce qui empêche des fonctionnalités omnicanales clés comme le BOPIS (Buy Online, Pick Up In Store).
Ces capacités nécessitent une synchronisation parfaite entre commandes et inventaire, à travers tous les points de contact.
Même si plus de 60 % des décideurs ont déjà déployé des technologies en magasin, l’objectif de 90 % d’adoption d’ici trois ans montre à quel point la visibilité des stocks en temps réel est une priorité stratégique.
Goulots d’étranglement dans le traitement des commandes
De nombreux retailers sont confrontés à des goulots d’étranglement logistiques, causés par une mauvaise synchronisation entre les systèmes de gestion des commandes et des stocks.
Seuls 42 % des dirigeants se disent confiants dans la capacité de leurs magasins à soutenir une stratégie de unified commerce, creusant l’écart entre les attentes omnicanales et les capacités réelles.
Les problèmes de qualité des données issus des systèmes legacy nuisent à la précision de l’inventaire.
Les processus de gestion de commande encore trop silos freinent même les 80 % de retailers qui investissent dans la modernisation de la logistique.
Le manque d’intégration entre le front-end et le back-end compromet les services omnicanaux comme le Click & Collect, la livraison express ou la gestion centralisée des commandes.
Selon les dirigeants, les limites des technologies POS impactent directement 70 % des processus de fulfillment, rendant difficile la mise en place d’un parcours client fluide.
Traitement des paiements et connectivité des systèmes financiers
Bien que les plateformes e-commerce aient considérablement évolué pour offrir des expériences client sophistiquées, l’intégration des systèmes de paiement reste l’un des défis techniques les plus complexes pour les retailers en ligne.
Chaque prestataire de paiement fonctionne avec ses propres APIs et schémas de données, ce qui alourdit les coûts de mise en œuvre et mobilise des ressources techniques importantes.
Pour garantir une expérience de unified commerce fluide, il est essentiel d’assurer une connectivité parfaite entre les systèmes de paiement et les systèmes financiers. Cette interconnexion permet notamment la mise à jour en temps réel des stocks et une gestion financière précise.
Les retailers doivent également proposer une offre de paiement diversifiée, incluant les portefeuilles digitaux et les solutions “Buy Now, Pay Later” (BNPL), afin de répondre aux attentes d’un public mobile et omnicanal.
Les solutions middleware, comme les passerelles de paiement, représentent un avantage stratégique : elles offrent des connexions préconfigurées avec plusieurs prestataires, réduisant la complexité d’intégration, accélérant le time-to-market, et améliorant l’efficacité opérationnelle.
Freins à la scalabilité lors de l’ajout de nouveaux canaux de vente
L’expansion vers de nouveaux canaux de vente engendre des obstacles techniques majeurs pour les e-commerçants, notamment en raison de la multiplication des APIs propriétaires et des structures de données divergentes.
Chaque intégration nécessite des ressources importantes, ce qui freine la scalabilité de l’écosystème e-commerce.
Principaux défis rencontrés :
Complexité d’intégration : chaque canal impose des exigences API uniques, demandant des développements spécifiques.
Charge de maintenance : les mises à jour fréquentes des APIs nécessitent une veille technique continue.
Risque d’erreurs de données : le développement multi-canal accroît les risques de désynchronisation en l’absence de gouvernance solide.
Coût d’opportunité : le développement d’intégrations sur-mesure détourne les ressources des projets stratégiques d’innovation.
Les solutions de gestion de flux middleware atténuent ces barrières en fournissant des connecteurs standardisés, ce qui accélère l’expansion multi-canal tout en maintenant la performance opérationnelle.
Comment BSPK Clienteling Unified Commerce AI peut accompagner les marques
La plateforme BSPK Clienteling Unified Commerce AI révolutionne le retail en connectant les expériences online et in-store pour les marques premium et luxe.
En unifiant les données clients issues de tous les points de contact, BSPK donne aux conseillers de vente un accès instantané à des informations clés : préférences d’achat, historique, disponibilité des stocks… via une application mobile intuitive.
Cette approche intégrée supprime les barrières de données et crée des interactions personnalisées en one-to-one, renforçant la relation client et la fidélité à la marque.
Grâce à une intégration fluide avec des systèmes comme Shopify, Salesforce et SAP, BSPK permet aux marques de délivrer une expérience cohérente, personnalisée et omnicanale, tout en laissant les équipes de vente se concentrer sur l’essentiel : créer des relations humaines fortes avec leurs clients.

Conclusion
Réussir l’intégration d’une plateforme e-commerce implique de surmonter des obstacles techniques et organisationnels de taille.
Entre incompatibilité avec les systèmes legacy, synchronisation complexe des données multi-canaux, et fragmentation des outils métiers, la mise en place du unified commerce nécessite une infrastructure évolutive, une gouvernance des données unifiée et une expérience client fluide.
Le succès repose sur des investissements technologiques ciblés, un travail collaboratif interservices, et une vision stratégique tournée vers l’expansion future des canaux.
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